L'Eglise des pas perdus de Rosamund Haden, Le Livre de Poche, novembre 2008, 283 p.

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Présentation de l'éditeur
Quand Catherine King s'aventure dans la nuit pour examiner les ossements. humains mystérieusement apparus devant l'église de sa propriété, son amie Maria Dlamini la suit. C'est la fin de l'apartheid. Les deux femmes ont été élevées ensemble, près de soixante-dix ans auparavant, dans cette ferme au nord-est de Johannesburg: le père de Catherine en était le propriétaire et la mère de Maria, la cuisinière noire. Très tôt, la vie les a séparées. Maria est restée à la ferme, tandis que Catherine a été contrainte de partir en Angleterre. A son retour, vingt ans plus tard, la ferme a été achetée par un couple, Tom et Isobel Fyncham. Entre Catherine et Tom, c'est le coup de foudre...

Un beau livre sur l'amitié, l'amour, l'Afrique du Sud...

La forêt des ombres de Franck Thilliez, Le Passage, août 2006, 394 p., (disponible en format poche).

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Présentation de l'éditeur
Hiver 2006. Cœur de la Forêt-Noire. Le froid, la neige, l'isolement... Les conditions idéales pour écrire sur un tueur en série, retrouvé pendu voilà plus d'un quart de siècle. Le Bourreau 125. Arthur Doffre, riche héritier, vieil homme paraplégique, souhaite le ramener à la vie par l'intermédiaire d'un roman. Un thriller que David Miller, auteur de polar occasionnel et embaumeur de profession, a un mois pour écrire, enfermé dans un chalet avec sa famille, Doffre et sa jeune compagne. Mais il est des portes qu'il vaut mieux laisser fermées... et très vite, la psychose s'installe. Ne reste alors qu'une seule solution : combattre ses peurs, repousser la folie, grouper ses maigres forces ; et affronter l'impensable... La Forêt des ombres, huis clos infernal, nous entraîne dans les méandres de la folie et de la perversion.

Encore un excellent Franck Thilliez, tout aussi passionnant que les autres, encore plus oppressant peut-être. Contrairement à certains auteurs de polars, celui-ci sait se renouveler, on ne lit jamais deux fois la même histoire, et c'est toujours aussi palpitant.

Un oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke, Christian Bourgois Editeur, mai 2000, 320 p., (disponible en format poche).

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Quatrième de couverture
Par une froide journée de janvier une femme disparaît dans l'une de ces banlieues trop propres et trop calmes que le cinéma américain nous a révélées. Katrina, sa fille unique, croit régler avec un soin méticuleux et lucide ses comptes avec l'image d'une mère destructrice détestée en secret. Mais alors pourquoi ces rêves obsédants qui hantent ses nuits ? Une fois encore, après A Suspicious River, Laura Kasischke écrit avec une virtuosité glaciale le roman familial de la disparition et de la faute. On pense aux meilleurs livres de Joyce Carol Oates, on pense aussi à un scénario du type American Beauty, mais qui aurait évité les pièges de l'habileté et de la technique, pour nous laisser transis dans l'angoisse et la fascination de la littérature.

J'ai découvert cet auteur avec La couronne verte. Sans avoir été totalement séduite par ce premier livre, l'univers (souvent des adolescentes américianes), le style de Laura Kasischke m'ont plu et donné envie de découvrir ses autres ouvrages. Il ne me reste plus qu'à découvrir A suspicious river, j'ai apprécié très inégalement ses autres livres, mais j'attends néanmoins le prochain avec impatience.

La vie en sourdine de David Lodge, Rivages, août 2008, 413 p.

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Présentation de l'éditeur
Desmond a des problèmes d'ouïe. Et d'ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien. Lors d'un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu'on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d'outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble très vite à une OPA. Pourquoi Desmond ne l'aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d'étonnants loisirs... Comique, tragique, merveilleusement autobiographique, le nouveau roman de David Lodge s'inscrit dans le droit fil de Thérapie.

Après avoir lu deux ouvrages de cet auteur il y a une dizaine d'années (Thérapie et La chute du British Museum), j'estimais en avoir fait le tour. Thèmes récurrents : le milieu universitaire anglais, des personnages plutôt nombrilistes... Et puis on m'a prêté cet ouvrage en me le recommandant chaleureusement. Le début m'a ennuyée (les problèmes de surdité et d'ennui du narrateur), j'ai failli abandonner... Mais l'humour surgit avec la rencontre de la jeune étudiante qui le sollicite pour sa thèse. Mais surtout, j'ai savouré les moments avec le vieux papa, leurs échanges, le laisser-aller de ce vieillard qu'on constate parfois avec une profonde tristesse chez nos proches. Bref, un beau livre - merci Patricia !

A moi pour toujours de Laura Kasischke, Christian Bourgois Editeur, avril 2007, 401 p., (disponible en format poche).

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Un roman de Laura Kasischke un peu différent des autres : ici point d'adolescente, mais une femme de 40 ans un peu lasse de son couple. Enseignante en faculté, vivant seule avec son mari depuis que leur fils est parti faire ses études, Sherry reçoit un jour dans son casier une "déclaration" mystérieuse sur un billet anonyme. La recherche de l'auteur du mot la pousse dans les bras d'un collègue, et s'ensuit un jeu trouble avec son mari... Mystère, sensualité, drame. Un livre envoûtant.

La frontière de Patrick Bard, Seuil (collection Points Thriller), février 2004, 384p.

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Présentation de l'éditeur
A Ciudad Juarez, les grandes firmes mondiales profitent d'une main-d'oeuvre docile et bon marché pour faire pousser leurs filiales comme des champignons et avec elles la misère, la prostitution, la violence et même la mort. Des cadavres de jeunes ouvrières ont été trouvés aux abords de la ville, mutilés, décapités. Personne n'arrive à endiguer cette vague d'assassinats. Envoyé par son journal pour une enquête de quelques jours, Tonio Zambudio va tenter de résoudre l'énigme.

C'est davantage l'aspect documentaire que le côté thriller qui m'a plu dans ce livre.

Comme on peut le lire dans Amazon : Ce livre est donc plus qu'une fiction, c'est une œuvre de révolte qui dénonce, entre autres, la perversité d'un système où les grandes multinationales viennent chercher chez les plus pauvres la main-d'œuvre bon marché, corvéable et humiliable à merci. On ose espérer que la réalité est un peu moins horrible, mais c'est malheureusement loin d'être une certitude. Pour son premier roman, le journaliste, photographe et nouvelliste Patrick Bard frappe un grand coup. En plein cœur. --Bruno Ménard .

Dans mes lectures à venir : L'attrapeur d'ombres et Le chien de Dieu...

A la vue, à la mort de Françoise Guérin, Editions du Masque, juin 2007, 346 p.

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Présentation de l'éditeur
Dans la banlieue sud de Paris, deux et bientôt trois crimes atroces sont commis selon un scénario énigmatique. Chaque fois, on retrouve la victime énucléée et vidée de son sang au cour d'une étrange mise en scène. Très vite, le commandant Lanester, profileur d'exception chargé de l'affaire, se heurte à la logique du criminel que tout le monde a surnommé Caïn : que signifie cet oeil noir peint au-dessus des corps mutilés ? Lanester est tellement épouvanté par ce qu'il découvre qu'il en perd littéralement la vue. Aidé de son second. Bazin, et d'un chauffeur de taxi providentiel et désœuvré, il continue pourtant l'enquête, à l'aveugle et à la barbe de ses supérieurs. Mais c'est dans un voyage éprouvant au cœur de sa propre nuit, que l'homme trouvera des réponses inespérées aux grandes questions de son existence.

Je profite de ce post pour remercier Cuné (cf dans mes liens) qui m'a fait entrer dans la blogosphère voilà maintenant 2 ans et demi, instigatrice de très nombreuses lectures de ces derniers mois. C'est sur son blog que j'ai découvert ce livre... L'intrigue est assez simple, mais les séances entre Lanester et sa psy sont un régal.

La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano, Seuil, mars 2009, 328p.

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Présentation de l'éditeur
Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Maffia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent. Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.

C'est bien de solitude qu'il s'agit ici. Deux individus marqués très tôt par la vie, qui n'en guérissent pas malgré leur amitié. Un libre beau, fort, poignant.

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Internet et le blog, c'est rigolo, mais pendant ce temps, on ne profite pas du soleil, on ne lit pas... j'y cours, à bientôt !