A l'abri de rien de Olivier Adam, Editions de l'Olivier, août 2007, 218 p., (disponible en format poche).

adam

Présentation de l'éditeur
Marie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie. Ce fragile équilibre est bouleversé le jour où elle rencontre les « kosovars », ces réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent, abandonnés, aux confins de la ville. Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours. Et de tout leur donner : nourriture, vêtements, temps, argent, elle ne garde rien pour elle. Entraînée par une force irrésistible, elle s’expose à tous les dangers, y compris celui d’y laisser sa peau.

J'ai découvert Olivier Adam à travers son magnifique ouvrage Je vais bien, ne t'en fais pas. Le film éponyme est également très beau, bouleversant, servi par d'excellents acteurs (Kad Merad et Mélanie Laurent notamment). J'ai moins apprécié A l'ouest. Après Falaises et Passer l'hiver, j'avais pris la décision de ne plus lire cet auteur, décidément trop sombre... Et puis ce livre m'a tentée sur un rayonnage de médiathèque. Et j'ai finalement beaucoup aimé l'histoire de cette jeune femme désoeuvrée, dépressive, qui se laisse déborder par cette mission qu'elle s'est fixée, au détriment de ses proches, de sa vie de mère et d'épouse.

Le remède et le poison de Dirk Wittenborn, Seuil, avril 2009, 416 p.

poison

On ne peut passer devant un livre avec une telle couverture sans s'y arrêter et avoir la curiosité de jeter un coup d'oeil sur le résumé ! en voici un extrait :

Présentation de l'éditeur
(...) Will Friedrich, père de famille irréprochable, consultant auprès des plus grands laboratoires pharmaceutiques, fut jadis un jeune chercheur ambitieux. Avec la complicité de sa consœur Bunny Winton, médecin psychiatre et rousse incendiaire, il a tenté de mettre au point l'arme fatale contre le désespoir moderne : le bonheur sur ordonnance. Mais domestiquer l'herbe du diable concoctée par des cannibales pour en faire la pilule rose qui endort le blues des banlieues résidentielles, était-ce bien raisonnable ? L'antidépresseur consumériste des années 50, la fumette des sixties libertaires, la coke de l'ultra libéralisme fin de siècle sont-ils remède ou poison ? La vie de famille, avec ses turbulences, ses tiraillements, ses triomphes, est-elle refuge ou prison ? Chronique sur trois générations et six décennies (...) tour à tour hyperréaliste, loufoque, lyrique, émouvant, c'est le portrait de famille d'une Amérique qui s'auto-analyse sans complaisance, et sans jamais se départir d'un humour vital.

Un livre réjouissant, plein de rebondissements, qui m'a fait penser à John Irving (Etats-Unis, saga familiale, drogue...).

Amours transversales de Catherine Cusset, Editions Gallimard, février 2004, 202 p., (disponible en format poche).

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Présentation de l'éditeur
" Quand elle avait quitté le studio à la tombée de la nuit, elle était éperdument amoureuse, elle juive, d'un Allemand trouvé en Italie. Il était beaucoup plus âgé qu'elle: trente-trois ans. Pendant des mois elle n'avait pu se réveiller sans voir le visage de Hans. Elle lui avait écrit une lettre. Il n'avait pas répondu. Elle n'avait jamais oublié Hans et cette délicatesse qui l'avait conduit à la laisser vierge. Le souvenir de Hans habite Myriam, qui est mariée à Xavier, qui tombe amoureux de Camille, qui rencontre Luis, qui aime Margarita, qui est morte. Ainsi s'entrelacent les fils de ces amours transversales - ces amours qui ne sont pas celles sur lesquelles on fonde sa vie, mais qui n'en sont pas moins importantes (...).

Moins captivant que Le problème avec Jane, ce livre est toutefois très agréable à lire et la fin est tout à fait inattendue.

Une petite fête sur la planète de Corinne Roche, Pocket, mai 2009, 242 p.

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Présentation de l'éditeur
" Tu vas t'habituer au bonheur, tu verras. Noël, c'est juste une petite fête après tout. " Difficile pour Francine de croire que cela puisse être aussi simple. A huit ans, elle n'a connu que le foyer de la DDASS. Pour elle, le monde extérieur se résume aux adultes qui sont des gens payés pour être aimables. Placée à Saint-Omer-la-Digue chez les Even, un modeste couple de retraités normands, la fillette est d'abord rétive et incrédule. Mais peu à peu, elle se laisse amadouer par ces gens simples qui la traitent comme leur fille. Et comme le lui prédisait Patricia, sa soeur en placement, Francine va enfin s'abandonner au bonheur. Celui, élémentaire, d'avoir une famille...

De très beaux sentiments sans mièvrerie. C'est peut-être trop beau pour être vrai mais on ne peut qu'être admiratifs devant la tendresse et la subtilité dont fait preuve le couple Even pour élever ces deux petites filles jusqu'alors malmenées par la vie...

L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrell, Belfond, mars 2008, 231 p.

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Présentation de l'éditeur
(...) A Édimbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-là. Pour quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ? Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Écosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l'exclusion... Comment sa propre sœur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses proches? Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ? Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont ressurgir les terribles drames d'une vie volée...

Encore un livre poignant de Maggie O'Farrell, de nouveau des secrets de famille... mais (bémol !) toujours la même structure narrative, faite de va-et-vient entre différentes époques, différents personnages.

Accès direct à la plage de Jean-Philippe Blondel, Pocket, février 2004, 120 p.

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Présentation de l'éditeur
Ce roman prend racine aux quatre coins des côtes françaises. De Capbreton dans les Landes, en 1972, à Arromanches - Calvados - en 2002, en passant par Hyères et Perros-Guirec. Rien ne relierait ses personnages s'ils n'avaient le goût des locations à la mer. Ils se sont croisés dans l'épice particulière des soirs d'été. Les couples, les familles, les célibataires qui nous ont précédés.

Un petit roman que j'avais savouré pendant des vacances, et oublié depuis. Comme une amie me racontait le début, appétissant,  et que c'est toujours un grand plaisir de lire Jean-Philippe Blondel, je l'ai repris et l'ai dévoré d'une traite.

Légèrement moins appréciés mais de beaux moments de lecture cependant :

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camillagallayungeralice

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