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fait_main

Quelques mois à la Hague en compagnie d'une femme d'une quarantaine d'années. Elle vient de perdre l'homme qu'elle aimait, la blessure reste à vif. Elle a quitté son métier d'enseignante en biologie à Avignon, et désormais ethnologue dans le Cotentin, elle réapprend doucement à vivre dans un village où tout le monde se connaît.

De nombreux personnages hauts en couleur gravitent autour d'elle : Nan, la vieille femme traumatisée par le naufrage de toute sa famille ; Lili qui tient le café, sa mère, Théo le père et ex-gardien de phare qui ne vit plus avec elles ; Raphaël le sculpteur et sa soeur Morgane, extrêmement proches ; Max, un peu "simple" ; Monsieur Anselme qui se passionne pour Pagnol... et puis ce mystérieux inconnu, Lambert.

Avec sa simplicité et sa franchise, la narratrice évolue au milieu de tous ces individus, n'hésite pas à les bousculer, les replonger dans le passé, déterrer des secrets profondément enfouis.

La douceur qui émane du roman, l'écriture, les dialogues (notamment les tournures alambiquées de Max qui m'ont rappelé certains personnages de Fred Vargas), les personnages - tous très attachants -, les discussions au café, les légendes, la mer, les oiseaux, la découverte du Cotentin, et en filigrane la douleur lancinante de la narratrice... tout cela m'a charmée.

Un roman subtil, fin, sensible, délicat et surtout DELICIEUX. 

De cette auteur, j'ai beaucoup aimé Mon amour, ma vie, légèrement moins L'office des vivants.

Seule Venise m'attend dans ma PAL.

aacaadaab

Ma note : 17/20

Les déferlantes, Claudie Gallay, Editions du Rouergue, Collection La Brune, février 2008, 524 p.