tsubameJe ne lis plus les quatrième de couverture où des éléments importants du récit sont parfois dévoilés. Mais là, confondant facilement les noms asiatiques, j'étais perdue dans les personnages en abordant la lecture de ce troisième volet, je suis donc allée voir le résumé... horreur : la fin y est racontée.

C'est au tour de Yonhi Kim, la maman de Yukio, d'évoquer sa vie. Ayant pris part au mouvement d'indépendance coréen contre la colonisation japonaise, sa mère et son oncle ont dû fuir leur pays pour le Japon... Yonhi a douze ans lorsque survient le tremblement de terre de 1923 qui frappe la région de Kanto. La mère de Yonhi la rebaptise Mariko Kanazawa afin qu'elle ne soit pas victime des Japonais qui profitent de la terreur  du séisme pour massacrer les Coréens. Elle confie la jeune fille à un prêtre qui recueille des orphelins et s'occupera d'elle jusqu'à ses quinze ans...

L'écriture de Aki Shimazaki est toujours aussi délicate et douce, beaucoup d'allusions aux fleurs, aux hirondelles. J'ai par contre trouvé cet opus plus confus que les deux précédents, trop de personnages, de noms proches, d'allers-retours entre différentes époques. J'ai en revanche beaucoup appris sur l'Histoire commune de la Corée et du Japon.

Reproche à l'éditeur : le glossaire en fin d'ouvrage où l'on doit se référer très fréquemment. Je préfère les notes en bas de pages...

Ma note : 14/20

Le poids des secrets, tome 3 : Tsubame - Aki Shimazaki, Actes Sud, Babel, janvier 2008, 118 p.

Pour information : Le Kanto-Daïshinsaï désigne le tremblement de terre qui s'est produit dans la région du Kanto, en 1923. Séisme de force 7,9 qui a fait 140 000 morts et disparus. Les villes de Tokyo et Yokohama ont été détruites. Profitant du désordre et de la panique, le gouvernement japonais a tenté de supprimer les socialistes et les Coréens, dont le pays était une colonie japonaise à l'époque. Cinq à six mille Coréens ont été massacrés par l'armée, la police, des groupes d'auto-défense. (p. 118)