max_havelaarMr a commencé à lire et abandonné :

Sur sa quatrième de couverture, ainsi qu'en préface et dans la postface, l'éditeur (Actes Sud) présente ce roman comme une oeuvre révolutionnaire tant par sa forme que par le fond. La critique acerbe du colonialisme néerlandais en Indonésie, à laquelle procède dans ce livre Multatuli (pseudonyme de Edward Douwes Dekker, 1820-1887) aurait eu une influence importante après sa publication en 1860. Le point de vue de l'auteur sur le colonialisme néerlandais et sur la société javanaise est probablerment très intéressant. N'ayant lu qu'un quart du roman, je n'ai cependant guère eu l'occasion de m'en rendre compte, hormis à travers la description peu flatteuse d'un négociant en café à Amsterdam. De fait, la forme du roman est originale, les récits successifs intégrant notamment des points de vue ou états d'âme du narrateur et le livre étant dénué de structure (c'est le traducteur qui l'a découpé en chapitres). Ces digressions, dénuées d'effet comique, ralentissent considérablement le déroulement de l'intrigue, à tel point qu'au quart de l'ouvrage, son héros, Max Havelaar, vient tout juste d'y apparaître. Je l'y laisse, n'ayant pas la patience de découvrir les 300 pages restantes du roman dont il me suffit de savoir tout le bien qu'en a annoncé l'éditeur ! Il est dommage que la lecture du roman soit si désagréable, tant l'éditeur avait su me mettre l'eau à la bouche (honnêtement d'ailleurs, puisqu'il évoque l'originalité de la forme)...

Max Havelaar, ou Les ventes de café de la compagnie commerciale des Pays Bas - Multatuli, Babel, novembre 2003, 440 p.