bramiCe titre m'a interpellée chez Blabla bibli car je suis navrée de constater que "les garçons se cachent pour pleurer" et toujours émue de rencontrer le contraire... "(...) un homme qui pleure, c'est beau. Que ce soit un petit garçon ou une grande personne. Ca prouve qu'il a des sentiments, qu'il n'est pas un crétin sans coeur, un robot-macho qui roule des mécaniques" (p. 17)...

Magie vient de mourir, son petit-fils Enzo la pleure, on se moque de lui. Il revient sur son sentiment de culpabilité quand il a rechigné pour aller voir cette grand-mère, il est honnête sur ses sentiments à son égard - il ne l'a pas toujours aimée - et surtout il se rappelle les bons moments passés avec elle.

Un excellent roman jeunesse qui fait réfléchir sur la question du deuil : le sentiment d'avoir mal profité avant leur mort de ceux qu'on aimait, oser s'avouer ce qu'on reprochait à la personne disparue, finir par réussir à se souvenir des bons moments sans raviver sa douleur : "Mes souvenirs qui me font pleurer, j'aimerais les mettre au congélateur pour les ressortir plus tard, quand je pourrai les supporter sans craquer." (p. 42)... C'est aussi le récit d'une jolie relation entre un petit garçon meurtri par le divorce de ses parents et sa grand-mère au caractère bien trempé, qui l'aide à aller de l'avant et grandir au lieu de le choyer comme un bébé...

A lire à partir de 9-10 ans.

Merci Blabla bibli pour cette découverte !

Les garçons se cachent pour pleurer, Elisabeth Brami, Actes Sud Junior, Cadet, octobre 2008, 51 p.