neigePour obéir à la tradition familiale, Yuko doit choisir entre devenir prêtre ou soldat. Mais le jeune homme décide à dix-sept ans d'être poète, la neige est sa source d'inspiration pour écrire des haïkus. Un grand poète renommé à la cour Meiji, admiratif de son talent, décrète que tout cela est désespérément blanc et lui conseille d'aller parfaire son art auprès du vieux peintre aveugle Soseki...

J'abordais ce court roman sans grande conviction, n'étant guère sensible à la poésie et même complètement hermétique aux haïkus.

Un exemple qui me laisse vraiment perplexe quant au côté poétique des haïkus  smiley_id118873

"Première cigale

Dit-il, et il

Pissa"     (p.17)

Bon, j'ai une explication p. 31 : "C'était cela un haïku. Quelque chose de limpide. De spontané. De familier. Et d'une subtile ou prosaïque beauté. Cela n'évoquait pas grand chose pour le commun des mortels. Mais pour une âme poétique, c'était comme une passerelle vers la lumière divine. Une passerelle vers la lumière blanche des anges." (p. 31).

Mais passons sur mes a priori... Les billets élogieux de la blogo m'avaient rendue curieuse. Et j'avoue avoir été séduite par ce court récit plein de charme, de douceur. On est rapidement captivé par ce conte où sont loués l'art, l'écriture, l'amour, la liberté.

Neige, Maxence Fermine, Arlea, Points, décembre 2000, 96 p.