bl_sDeux nouvelles seulement dans ce court recueil :

- "Les blés" : la mère d'un jeune résistant amoureux l'envoie à la campagne pour qu'il s'y cache, il devra participer aux travaux des champs.

> La ponctuation "chaotique" est d'autant plus déroutante que les pages sont présentées sur une colonne très étroite, ce qui hachure vraiment la lecture. Peut-être est-ce pour cette raison que je ne suis pas vraiment entrée dans cette histoire, je n'ai fait que l'effleurer, m'a-t-il semblé. Dommage...

- "Pour Marie" : les dimanches de Marie, enfant, puis adolescente, à la fin des années 1930, puis pendant la guerre... dimanches ponctués par la messe, mais dominés par l'oisiveté, l'ennui.

> Là, j'ai retrouvé l'humour grinçant que j'apprécie habituellement chez Annie Saumont.

Les dimanches : "C'était dimanche, le septième jour, et ce à quoi on s'occuperait devrait avoir un caractère d'inutilité absolue. Il n'était pas recommandé de se montrer au jardin munie d'une bêche." (p. 51-52)

Les questions de Marie dans ce pays en guerre contre l'Allemagne : "Marie à douze ans posait des questions incongrues. Les Allemands c'est notre prochain aussi, le prochain qu'on doit aimer comme soi-même ?" (p. 54)

... et un dénouement plein d'humour... noir, réjouissant.

"Les blés", suivi de "Pour Marie" - Annie Saumont, Editions Joëlle Losfeld, Arcanes, février 2003, 60 p.