tremblay"L'immeuble des Larrivée était un phare, un refuge. Chacun y amenait ses deuils, ses manques, ses peines, ses douleurs, ses tristesses et ses secrets. C'était une maison compréhensive et tolérante. Pleine de bonté et de bienveillance. Est-ce que le rire était bienvenu dans cette maison où les fantômes rasaient les murs ? Cette maison, qui laissait entrer le malheur, avait-elle le pouvoir de s'en accomoder ?" (p. 89-90)

Les habitants d'un immeuble de Montreal. Jeunes, quadras, ou retraités, ils vivent côte à côte pour le meilleur et pour le pire. Ils sont tous liés d'une manière ou d'une autre au destin brisé de Vincent, le fils des propriétaires qui s'est suicidé treize ans plus tôt.

Voilà un roman déconcertant. On visite tour à tour la détresse humaine (suicide, dépression, alcoolisme, violence), l'espoir (l'amour, l'amitié, le retour à la vie après un long deuil paralysant), le bonheur. J'ai été vraiment partagée au cours de cette lecture, m'émerveillant de jolies phrases, m'agaçant parfois de bons sentiments... J'ai trouvé subtiles certaines réflexions sur le deuil, sur le suicide et la maladie d'un proche, j'ai été parfois émue jusqu'aux frissons, mais certains passages m'ont semblé sirupeux et artificiels, telles que par exemple les histoires d'amour qui surgissent de-ci de-là... Un avis global mitigé, donc...

Avis : 14/20

Le bonheur est assis sur un banc et il attend, Janik Tremblay, Pocket, Nouvelles Voix, juillet 2010, 250 p.

Pénélope, Lucie et Lalou son enthousiastes.