steppeLu par Mr :

La date d'achat et mes annotations sur le livre montrent que je l'ai déjà lu il y a quinze ans. Je l'avais tellement oublié que j'ai eu l'impression de le découvrir.

Dès le début du récit, la qualité des descriptions, en particulier celles des personnages, m'a impressionné. Dans un premier temps, l'histoire m'a semblé terne, voire monotone à l'image de la traversée de la steppe. J'ai ensuite éprouvé une tendresse croissante pour le personnage central, Iegorouchka, un enfant de neuf ans que sa mère envoie au loin pour ses études. Bien que parlant de lui à la troisième personne du singulier, l'auteur parvient à nous faire découvrir la steppe et la vie de ses occupants à travers le regard de cet enfant, comme s'il s'agissait de lui-même. Il est possible que je n'aie pas su percevoir cette qualité du roman il y a quinze ans, n'ayant alors pas eu d'enfant de l'âge de Iegorouchka et ayant quitté l'enfance depuis déjà longtemps.

En résumé, c'est surtout la qualité de l'écriture et la faculté de l'auteur à faire partager le ressenti d'un enfant que j'ai appréciés.

La Steppe, Anton Pavlovitch Tchekhov (1860-1904), Garnier Flammarion, janvier 1993, 157 p. (écrit en 1888).

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