box_21Un an après La Bête, Sven Sundkvist et le bouillonnant Ewert Grens sont sollicités pour une affaire de maltraitance sur une prostituée d'origine lituanienne. Leur chemin va croiser de nouveau ceux de Hilding Oldéus, un junkie dealer, et de Jochum Lang, avec lequel Grens a un contentieux vieux de vingt-cinq ans.

Je plaide coupable : j'ai été victime de ma gourmandise et de ma précipitation, j'ai lu ce livre trop peu de temps après La Bête et eu le tort de comparer leurs constructions respectives. M'attendant à une réflexion sur la prostitution et le proxénétisme, j'ai été déçue par ce polar dilué, avec une prise d'otages interminable qui ne fait guère avancer l'intrigue et un suspense que j'ai trouvé artificiellement entretenu. Le dénouement m'a cependant convaincue des mérites de ce roman. Il souligne la situation d'extrême fragilité des jeunes filles d'Europe de l'Est, à qui l'on fait miroiter une vie meilleure en Occident et qui se retrouvent "séquestrées, esclaves, avilies" (p. 352) sous la férule d'un proxénète qui se rétribue grassement... Donc avec un peu de recul, je conseille malgré tout ce livre, même si j'ai préféré La Bête.

Il semble que les auteurs aient déjà publié cinq ouvrages en Suède, vivement qu'ils soient traduits en français !

Avis : 15/20

Box 21, Anders Roslund & Börge Hellström, Presses de la Cité, Sang d'Encre, septembre 2010, 370 p., 21 €.

Challenge 3% de la rentrée littéraire de Schlabaya : 16/21

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