Pleine lune

Toujours avec son trait noir épais et sombre, Chabouté nous livre cette fois une longue histoire sur tout un album.

Employé à la Séc* S*ciale, Edouard respecte les horaires avec un zèle qui force l'admiration : gare au malheureux qui, après avoir attendu son tour trois heures, arrive à 17h, il est prié de repasser le lendemain. Pour compléter le tableau, Edouard est raciste, misogyne, vulgaire - le total blaireau, quoi. Il s'apprête à passer une délicieuse soirée de célibataire devant un match de foot, mais avant, il a une lettre à distribuer. Commence alors une interminable nuit cauchemardesque... Des "conneries de bonne femme", la pleine lune ? pas si sûr !!

Avec son pessimisme et son cynisme coutumiers, Chabouté montre ici l'étroitesse d'esprit d'un beauf ordinaire, et on suit avec délice une variante de l'arroseur arrosé. L'auteur ne craint pas d'en rajouter et de noircir le tableau, ça amuse... Mais ce trait, qui se révèle percutant dans de courtes histoires (comme dans les albums Sorcières et Fables amères) peut lasser ici, en raison de la longueur de l'intrigue...

Avis : 14/20 - Horloge  < 30 min.

Pleine lune, Chabouté, Vents d'Ouest, septembre 2000, 118 p.

PS : problèmes de mise en page avec canalblog pour insérer des images aujourd'hui...