jungstedtAncien photographe, alcoolique notoire, Henry s'est fait fracasser le crâne dans sa chambre noire après avoir remporté le pactole au tiercé.  Crime crapuleux ? Revoilà Knut Anders et son équipe sur le pont, quelques mois après l'affaire du serial killer* qui a traumatisé la paisible île de Gotland. On retrouve également Emma et le journaliste Johan dans les affres d'une histoire d'amour bien compliquée. En parallèle, le lecteur suit le calvaire d'une adolescente isolée, délaissée par sa mère et abusée par un adulte.

Une ambiance paisible, malgré l'horreur de certaines situations, très peu d'hémoglobine, une enquête sans heurts, ce qu'il faut de suspense pour avoir envie d'avancer, un peu de passion amoureuse - tourmentée - pour rosir le tout, et voilà le type de polar auquel je reste rivée, sans parvenir à définir vraiment pourquoi. L'intrigue n'est pas époustouflante, les rebondissements plutôt rares, mais le tout est extrêmement plaisant, malgré les excès, les invraisemblances et le dénouement aisément prévisible (j'en discute par mail avec qui veut, je ne peux rien dévoiler ici).

* précédente enquête : Celui qu'on ne voit pas

Tire la langue  14/20 - Horloge  du 4 au 5 mars

Les ombres silencieuses, Mari Jungstedt, Le livre de Poche, mars 2011, 410 p.

Paul Arre, le roi du polar scandinave, nous apprend ici que neuf ouvrages de Mari Jungstedt sont déjà parus en Suède. Le troisième sort ces jours-ci en France aux éditions du Serpent Noir : Le cercle intérieur.