tous_les_soleilsStrasbourg à l'italienne. Alessandro, veuf et prof de musique baroque, élève sa fille de quinze ans avec son frère. Celui-ci a fui l'Italie de Berl*sc*ni, il ne travaille pas, ne sort pas, est "homme au foyer" et révolutionnaire en pantoufles. Une joyeuse bande de copains solidaires entoure Alessandro, au moins le week-end. L'adolescence de sa fille se profile, il va falloir s'adapter.

Un père désemparé face à des problèmes d'ado pourtant bien gentillets, voire désuets - on se croirait revenu trente ans en arrière dans "La Boum", ça me paraît en réalité un chouïa plus complexe... Quelques répliques trop parfaites, qui manquent de spontanéité, et une situation qui semble tombée du ciel, on dirait que ces trois-là ne se connaissaient pas et commencent tout juste à cohabiter...

Un très bon moment malgré tout. Ce film a le mérite d'être moins sombre que les livres de Claudel, plus léger, plus drôle, plus tendre - amour paternel à gogo, amour fraternel aussi malgré les coups de gueule et l'incompréhension. Et l'émotion est là : deuil, lecture à haute voix, fin de vie, rancoeurs familiales, fantômes qui doivent laisser la chance aux vivants de continuer... Le tout accompagné d'une musique très plaisante et d'accents italiens craquants.

Merci, Biblio, pour l'idée !

Tous les soleils, film de Philippe Claudel, 2011.