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Re-découvert par Mr :

En 1653, le patriarche Nikon réforme la liturgie de l'Eglise orthodoxe. Les partisans de l'ancienne liturgie qui refusent de se soumettre à la nouvelle sont contraints à l'éloignement. En 1945, au terme de fuites incessantes contre les autorités civiles et/ou religieuses, Karl Ossipovitch (alors considéré comme déserteur) et sa famille, vieux croyants, se mettent à l'écart du monde dans la taïga sibérienne.

Plus de trente-cinq ans plus tard, des géologues trouvent par hasard cette famille. L'auteur raconte comment ils ont survécu, ainsi que la rencontre entre des êtres humains séparés par leurs rapports au temps et à la vie. Il nous fait partager ses sentiments contrastés face à ces personnes : un mélange d'admiration et d'incrédulité à l'égard de principes qu'ils s'imposent sans motifs rationnels. Le journaliste ne se cantonne pas à cet aspect affectif et nous explique de manière très agréable sa compréhension de ces individus si originaux et attachants.

Un récit captivant que je conseille à tous.

Ici l'excellent billet de Leon.

Ermites dans la taïga, Vassili Peskov, Actes Sud, Babel, janvier 1999, 304 p.

Une suite dont j'ignorais l'existence lorsque j'ai lu pour la première fois Ermites dans la taïga il y a quelques années, et que je vais m'empresser de découvrir : Des nouvelles d'Agafia

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