QUELQUES MOTS DU GONCOURT LYCEENS 2011 - Nantes, 18/10/2011 - (2/3)


ali magoudi     Ali Magoudi, Un sujet français

 « J’ai écrit ce livre pour mon fils, il avait 7 ans au début de ma quête, il en a 10 aujourd’hui. (…) Pour qu’il ne soit pas confronté au trou que mon histoire m’a légué. »

« Ce qui circule dans les familles, ce n’est pas la vérité (à part chez les paranoïaques), c’est un héritage d’énigmes. »

« Tous les écrivains vous diront que quand on écrit un livre, on n’est plus le même avant et après. (…) Quand on a quelque chose en tête, si on l’écrit, on n’est plus la même personne. »

 

jayne m    Simon Liberati, Jayne Mansfield 1967

Six mois d’écriture, enquête comprise, investigations principalement sur internet, en faisant bien sûr le tri. Il n’a jamais mis les pieds à la Nouvelle-Orléans.

« Le pathétique chez Jayne Mansfield, c’est qu’elle a la notoriété mais qu’elle n’a pas l’estime, et ça c’est pathétique. »

-> problème très actuel, c’est le cas de de beaucoup de people aujourd’hui…

 

Limonov     Emmanuel Carrère, Limonov

Lycéen : «  Limonov est-il un héros pour vous ? »

EC : « Pour lui-même, c’est un héros, et je dis ça sans ironie. J’ai raconté la vie de quelqu’un qui s’est toujours vécu comme un héros. »

EC se définit comme un portraitiste : les contrastes d’un même personnage, ses différentes facettes l’intéressent.

Limonov est « un loser magnifique ». Il a « une vie aventureuse, romanesque, Limonov a voulu être les quatre mousquetaires à lui tout seul et le Comte de Monte-Cristo  Il a des positions politiques et guerrières qui me gênent beaucoup mais qui lui, ne le gênent pas du tout. (...) Pas du tout un rapport d’amitié entre nous. (...) Quand on fait un livre sur un personnage réel, on le choisit soit parce qu’il vous ressemble, soit au contraire pour faire un portrait en creux. »

Lycéen : « Pourquoi êtes-vous si présent dans votre livre ? »

EC : « Ca me paraîtrait bizarre de m’absenter d’un livre comme ça (…) J’éprouve le besoin d’accompagner le lecteur, de le prendre par la main. (…) Quand je lis un livre, j’aime bien savoir qui me raconte l’histoire qu’on me raconte et pourquoi on me la raconte. »

« J’ai sans arrêt changé d’avis sur lui en écrivant le livre. (...) Je trouve son attitude fasciste, méprisante, devant l’existence. (…) Montagnes russes dans les sentiments qu’on peut éprouver à l’égard du personnage ».

« Livre relativement amusant à écrire, à cause de tout ce côté aventure, un roman à la Dumas, le côté sale gamin. »

Encore trois auteurs, bientôt...