le premier étéEté 2001. Sa grand-mère maternelle étant décédée, la narratrice vide sa maison en compagnie de sa soeur, de dix-huit mois son aînée. C'est l'occasion de se souvenir des étés qu'elles y ont passés ensemble, avec les jeunes de ce village vosgien et ceux de la colo. Un mois d'août en particulier a marqué la narratrice, celui de ses seize ans. On découvre peu à peu pourquoi.

Souvenirs d'adolescence à foison, dans lesquels on retrouve une part de la sienne si on est de la même époque, du même milieu (des grands-parents à la campagne) : les musiques sur lesquelles on se trémoussait (Madonna, Daho, Niagara...), bien sûr, mais aussi les lectures, et la revue "Bonne Soirée" de la Mamie avec ses feuilletons à l'eau de rose... La sensation de revisiter également ses premiers émois amoureux peut être souillée d'une gêne, d'un sentiment de voyeurisme, si nos propres ados en sont "là" à leur tour...

A part ce parfum de nostalgie doux-amer, l'auteur offre à son lecteur un suspense sur un secret apparemment pesant pour sa détentrice, une blessure, une souillure restées vives. Le mystère est entretenu de façon disproportionnée, m'a-t-il semblé, et je n'ai pas aimé cette façon qu'a la narratrice d'interpeller sa soeur à la deuxième personne du singulier - soeur qu'elle considère comme complice inconsciente/involontaire de l'épisode dramatique en question. 

Malgré une petite impression de "déjà-lu maintes fois" et un peu d'ennui au milieu de longueurs, une lecture plaisante grâce à une plume qui m'a bien "emportée", me rappelant parfois ce que j'aime trouver chez J.-P. Blondel, A. Ernaux, F. Juhel, M.-S. Roger.

Horloge  09 & 10/12 -  Pensif  14-15/20

Le premier été, Anne Percin, Editions du Rouergue, 24 août 2011, Collection La Brune, 162 p.  < emprunt mdtk >

Challenge 4% de la Rentrée Littéraire 2011 chez Herisson  - 27/28  ??

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