paranoid parkSale période pour Alex, lycéen skateur de 16 ans : ses parents divorcent, sa petite copine lui "galère la tête" avec ses envies "d'aller plus loin"...

Coup classique : un soir, il fait croire qu'il va dormir chez un copain, sous surveillance des parents. Ils se rendent en fait sur des pistes de rêve pour skaters confirmés, peuplées d'une faune nocturne plus ou moins fréquentable. Le lendemain, la police enquête au lycée : un gardien a été retrouvé mort sur la voie ferrée bordant le parc. Alex est interrogé.

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Le spectateur suit les atermoiements de l'ado, qui en sait visiblement long sur le drame mais ne se décide pas à parler. Il écrit, en revanche, sur un cahier... Allers et retours dans le temps, au fil du raisonnement d'Alex, de son malaise, de son sentiment de culpabilité.

Tout au long du film, une ambiance pesante, flippante, cotonneuse, cauchemardesque. Des lenteurs, des silences, de la musique planante ou speed, en alternance. Le tout nous met parfaitement en phase avec l'ado, dans une espèce de tourbillon sous psychotropes.

L'atmosphère m'a rappelé le film Donnie Darko. Et le propos m'a donné envie de découvrir le roman Il faut qu'on parle de Kevin, de Lionel Shriver.

Paranoid Park, film de Gus van Sant, 2007 - Horloge 1h25, d'après le roman éponyme de Blake Nelson.