la penséeLu par Mr :

En 1900, le médecin Anton Kerjentsev est interné dans un établissement psychiatrique, pour observation après un assassinat qu'il a commis un mois plus tôt.

Cette nouvelle est constituée du mémoire que l'assassin rédige à l'attention des experts qui doivent se prononcer sur son état mental au moment des faits. Kerjencsev y dévoile peu à peu les pensées qui l'ont animé, non seulement au moment de son geste mais aussi longtemps auparavant. Son mémoire aidera-t-il les experts à statuer sur son cas ?

L'omniprésence des pensées introspectives du personnage principal et narrateur m'a beaucoup rappélé le personnage de Raskolnikov de Crimes et châtiments, d'ailleurs cité dans la nouvelle. Ce récit est cependant beaucoup plus court, plus direct, et plus clair que le roman de Dostoïevski, malgré des pensées là aussi très tortueuses.

Une nouvelle originale, malgré cette impression d'imitation. Je relirai volontiers d'autres nouvelles de cet auteur, pour m'en faire une idée plus précise (alors que je n'ai pas pu terminer Crimes et châtiments, qui comporte trop de longueurs à mon goût).

La pensée, Léonide Andréiev, Ombres, novembre 1998, 92 p.