lambeaux

Ce récit court et intense a vu le jour après douze années de gestation parsemées de doutes, de souffrances. L'auteur rend ici un magnifique hommage aux deux femmes auxquelles il doit la vie : sa mère biologique et celle qui l'a adopté. La première lui a légué son hyper-sensibilité, sa fragilité, sa propension à la mélancolie, à l'introspection, mais aussi l'amour des mots. La seconde, plus terre à terre, l'a restructuré, ancré dans la réalité, l'aidant de sa force paisible à surmonter ses démons, contre vents et marées.

Voilà, je n'ai pas envie d'en dire plus car j'ai été très touchée de découvrir cette histoire lentement, mais presque d'une traite, de m'imprégner de la vie de ces femmes de condition modeste dans les années 30, aux jeunesses proches de celles de ma grand-mère maternelle et d'une de mes tantes.

Attention aux réfractaires : cet ouvrage est rédigé à la deuxième personne du singulier. Cela peut agacer. Pour ma part, je passe outre quand l'ouvrage est excellent, ce fut le cas également avec La maladie de Sachs  de Martin Winckler.

A lire !

Pouce levé  =  18/20  -  Horloge  23 mars

Lambeaux, Charles Juliet, Gallimard, Folio, avril 1997, 150 p.