olive kitteridgeSous ses airs revêches, Olive Kitteridge cache un coeur d'or, une grande sensibilité et une qualité d'écoute admirables. Autour d'elle dans sa petite ville natale de Nouvelle-Angleterre : son mari, son fils, des voisins, d'anciens collègues et élèves...

Surprise ! ce récit n'est pas linéaire, il fait davantage penser à des chroniques, avec Olive en fil conducteur, certes, mais un 'fil' parfois bien distendu. On perd certains personnages de vue, d'autres apparaissent le temps de quelques pages, on peut s'y emmêler les pinceaux et s'en agacer. Je me suis malgré tout régalée, regrettant, en refermant l'ouvrage, de quitter ce petit univers "confortable", malgré la gravité des sujets - la plume charmante d'Elizabeth Strout y est pour beaucoup. J'ai retrouvé avec plaisir des accents de Pat Conroy et Dirk Wittenborn (Le remède et le poison)  pour le côté sombre, et d'Alison Lurie pour la finesse d'analyse.

Un très beau roman, tour à tour doux, grave et mélancolique, sur le couple à l'épreuve du temps et de la vieillesse, sur la dépression, la solitude, les relations parfois difficiles, castratrices entre les mères et leurs enfants. 

15/20  -  Horloge  2 au 4 avril

Olive Kitteridge, Elizabeth Strout, Le Livre de Poche, mars 2011, 408 p. -- Prix Pulitzer 2009 --

 Challenge petit Bac de EnnaCanel, 3 catégories : Végétal, Prénom, Couleur 

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