babyfacesLes gens qui ne détestent pas Nejma se comptent sur les doigts d'une main ; son camarade Raja/Freddy est de ceux-là, le vigile du supermarché également, s'occupant d'elle discrètement, sans ostentation. La fillette est malheureuse, sa mère n'a guère le temps d'être avec elle, prise par son travail aux horaires décalés et les trajets qu'il occasionne. Mais Nejma est suffisamment orgueilleuse pour camoufler son mal-être et sa différence sous de la fierté, de l'insolence, de la méchanceté. Lorsqu'un élève est grièvement blessé dans la cour lors d'une bagarre, tout semble la désigner comme coupable.

Un petit roman intéressant au vocabulaire riche, parfait pour montrer que les apparences sont souvent trompeuses, que les personnes hostiles cachent souvent des faiblesses qui méritent qu'on s'y attarde, mais que la pitié et les bonnes intentions sont parfois plus blessantes que bienfaitrices. Une jolie leçon d'espoir.

Babyfaces,  Marie Desplechin, L'Ecole des Loisirs, Neuf, août 2010, 140 p.