journal corpsLu par Mr :

A la mort de son père, alors âgé de 87 ans, sa fille Lison "hérite" du journal que le défunt a tenu depuis ses 12 ans.

Selon l'auteur de ces écrits, il ne s'agit pas d'un carnet intime au sens classique du terme, dans lequel il décrirait ses sentiments, ses pensées, et leurs contexte, mais d'un journal des rapports qu'il entretient avec son propre corps.

En fait le narrateur ne se contente pas de décrire son corps et son évolution puisqu'à travers l'examen de ce corps et des rapports qu'il entretient avec lui, il raconte sa vie. Les nombreux sujets évoqués le sont avec finesse, et surtout avec beaucoup d'humour, malgré leur sérieux et leur aspect parfois tragique : amitié, sexualité, maladie, deuil, agonie et mort.

J'ai bien retrouvé les qualités de Daniel Pennac vantées par Canel, mais je déplore toutefois quelques longueurs à l'ouvrage.

Du même auteur, j'avais préféré - adoré même - la série des Malaussène (Au bonheur des ogres, La fée carabine, La petite marchande de prose, etc.), également riche en humour, mais aussi en suspense grâce à des intrigues originales. 

Journal d'un corps,  Daniel Pennac, Gallimard, Blanche, février 2012, 396 p.