tsukushiQuatrième opus de ce "second cycle romanesque" qui n'a pas de nom et dont on ignore le nombre de volumes à venir.

On retrouve Yûko, la petite amie de T. Aoki dans Mitsuba. Près de quinze années se sont écoulées, la jeune femme donne sa version de sa brève relation avec le shôsha-man, et de son mariage rapide avec Takoshi Sumida, le fils du grand banquier. Installés dans une somptueuse propriété, Yûko et Takoshi élèvent leur fille de treize ans, Mitsuba. La fortune familiale n'a pas pâti de la "bulle économique" japonaise du milieu des années 1980, dix ans plus tôt. Madame s'occupe en composant des bouquets de fleurs (ikebana). Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu'au jour où...

... où le "poids des secrets" devient le poids des découvertes et des aveux. Beaucoup de non-dits dans ce couple, qui vont enfin être exprimés noir sur blanc.

Les épisodes se suivent mais ne me charment pas tous autant, c'est le moins qu'on puisse dire. Déçue par Mitsuba et en revanche captivée et touchée par le contexte historique de Zakuro, j'ai été complètement rebutée par la forme de ce quatrième volet. J'ai trouvé le ton longtemps futile, voire ridicule par moments (la visite de Yoshiko dans la maison), les dialogues creux, et Yûko bien naïve et particulièrement lente à capter les messages. Dommage car le sujet central de ce roman est très intéressant ; je ne peux pas le dévoiler ici, à vous de voir si vous êtes plus perspicace que Yûko !...

Une déception qui ne me donne pas envie de poursuivre la série, d'autant que je commence à me perdre parmi tous ces personnages que l'on recroise d'un épisode à l'autre sur quelques lignes, sans toujours parvenir à les replacer dans leur contexte, et ça m'agace !

Pensif  12/20 -  Horloge  15/06 - la couv est éloquente mais particulièrement hideuse, je trouve (même si j'ai honte de le dire, puisque la symbolique est "hautement" - si j'ose dire !! - phallique !)

Tsukushi, Aki Shimazaki, Leméac, Actes Sud, 6 juin 2012, 144 p.