moi_pascal_FLu par Mr :

Ce roman est écrit à la manière d'une autobiographie.

Le narrateur y raconte les horreurs (imaginaires) de sa vie, à l'image de faits divers exceptionnellement dramatiques, ou de romans contemporains qui se complaisent dans des thématiques glauques, voire racoleuses. Le livre de Fioretto tourne les auteurs de ces romans en dérision. On y retrouve ainsi des références ironiques à l'oeuvre d'E. Carr3re. Critiques habiles d'un auteur que Fioretto ne semble pas apprécier beaucoup, contrairement à moi (ce qui ne m'a pas empêché de sourire aux moqueries dont il fait l'objet).

Comme Canel, je serais très curieux de savoir de qui Fioretto a été le "nègre". Carr3re n'en ferait-il pas partie ?

Le dérision par l'exagération n'est que l'un des traits d'humour du livre. L'humour est en effet aussi présent au détour de nombreuses formulations inattendues, parfois décapantes.

En résumé : près de deux heures de lecture très agréables.

Canel s'est régalée.

Moi, Pascal F : Congelé, tsunamié, élevé par les loups, presque chauve... - Pascal Fioretto, Chiflet & Cie, août 2011, 173 p.

Extraits :

"Comment j'ai été psychanalysé. (...)  La psy. au narrateur - Allons allons, l'inconscient ne ment jamais : le rêve que tu as fait c'est le fameux rêve de l'homme au loups . Un grand classique qui a été parfaitement décrypté par Freud, en 1910 (...) Ce que nous apprend ce rêve décodé par Freud lui même, c'est que, tout petit tu as désiré ta gouvernante anglaise qui a menacé de te couper le zizi avec ses ciseaux de couture. Cela a engendré une angoisse de castration. Puis tu as aussi surpris ton père et ta mère en train de s'accoupler bestialement ce qui a constitué pour toi une deuxième phase primitive. Du coup, tes fantasmes d'inondation et de loups dans les bois ne sont que le déplacement de tes pulsions auto-érotiques. Plus tard tu seras homme politique de droite et tu auras un 4X4."

"Comment j'ai attrapé des TOC. (...) Je fus pris d'angoisses de vérification. Il me fallait impérativement vérifier plusieurs fois de suite que j'avais éteint le gaz, fermé les portes, farci les tomates, raccroché le téléphone, arrosé le ficus et donné ses étrennes à la concierge". (c'est moi qui souligne)