terminusA vingt-huit ans, Jeanne vit toujours chez sa maman. Nouvellement secrétaire dans la Police, elle trouve tous les soirs des lettres troublantes à sa place habituelle dans le train Marseille-Istres. Ces missives enamourées, signées d'un certain Elicius, lui sont destinées. D'abord surprise, puis flattée et séduite, Jeanne - la femme timide et incolore que personne ne remarque - est atterrée lorsque son mystérieux correspondant prétend être un tueur… Est-il LE tueur en série qui sévit à Marseille et qui met les supérieurs hiérarchiques de Jeanne sur les dents et sur les nerfs ?

Un polar dont l'atmosphère oppressante m'a enveloppée dès les premières pages. Mais passé l'enthousiasme des débuts, j'ai cru être tombée dans un roman à l'eau de rose, truffé de répliques creuses et niaises. Et puis, abstraction faite de ce rose bonbon, j'ai recommencé à me demander comment cette jeune femme finalement attachante allait trancher, empêtrée dans un dilemme entre deux amours fantasmées...

Ayant lu deux romans de cette auteur riches en rebondissements, j'ai été étonnée et déçue de prévoir le dénouement de l'intrigue, à un moment où les enquêteurs, eux, semblent particulièrement patauds et bouchés. 

Un polar léger donc, néanmoins plaisant à lire. Pas un chef-d'œuvre à mes yeux, mais j'ai trouvé les dernières pages très belles.

On peut dire que Karine Giébel a vraiment évolué depuis ce premier roman paru en 2004 : ses intrigues sont plus riches, plus élaborées… et beaucoup plus violentes, aussi. Mais l'on y retrouve à chaque fois, sous un personnage différent, un bel homme grand et fort aux superbes yeux clairs et au sourire craquant - miam ! Amoureux

Pitié : que ces livres ne soient pas adaptés en films si ces Apollon se retrouvent incarnés par Depardieu ou Réno... vomir

Pensif  13/20 - 12 & 13 septembre

Terminus Elicius,  Karine Giébel, Pocket, 21 octobre 2011, 254 p.

Challenge thrillers et polars de Liliba (13/12)

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