romeo_julietteHonte à moi, mais 'faute avouée...' : je ne connaissais pas Roméo et Juliette. Je savais juste que ces deux-là s'aimaient, que cela n'avait pas été tous les jours facile pour eux, et que Shakespeare avait écrit leur histoire. Et point final.

J'ai donc découvert une haine ancestrale entre deux familles, un coup de foudre au premier regard, un amour impossible, des combats de coqs, des malentendus tragiques, une plume "d'époque" (et pourtant remaniée, car cette traduction par le fils de V. Hugo date du XIXe siècle)… et je vous laisse quelques surprises si vous souhaitez découvrir cet incontournable.

Amour exalté, lyrique, humour et surtout tragédie. Texte tour à tour captivant et agaçant, j'ai savouré quelques répliques, soit par l'aspect désuet, soit par le côté (très) imagé et/ou ambigu qui peut amuser, soit pour la justesse et la sagesse.

Pièce lue en édition Biblio Collège, donc enrichie, commentée... Beaucoup de mots sont expliqués en bas de page, trop, et de trop simples. Mais à bien y regarder, j'ai finalement appris : des termes sur le sens desquels je me méprenais. Les patronymes (Capulet et Montague) déclinés au pluriel, comme en anglais, m'ont étonnée. Je n'en ai pas trouvé l'explication dans le recueil, malgré la postface intéressante et riche.

Cette lecture m'a rappelé que j'appréciais beaucoup les tragédies de Racine au lycée. Auteur à relire, donc - et plus volontiers que d'autres pièces de Shakespeare !

Un peu difficile pour des collégiens, je trouve ! qu'en dites-vous les profs de français ??

12/20 - 13 au 15 septembre

Roméo et Juliette, William Shakespeare, Hachette Education, Biblio Collège, octobre 2008, 200 p.

EXTRAITS :

Vous connaissez sans doute le proverbe : deux personnes, hormis une, peuvent garder un secret.  (p. 69)

Le calice enfant de cette faible fleur recèle un poison et un cordial [fortifiant] puissants : respirez-là, elle stimule et l'odorat et toutes les facultés ; goûtez-là, elle frappe de mort et le coeur et tous les sens. Deux reines ennemies sont sans cesse en lutte dans l'homme comme dans la plante, la grâce et la rude volonté ; et là où la pire prédomine, le ver de la mort a bien vite dévoré la créature. (p. 58)