le_vieux_qui_ne_voulait_pasLu par Mr :

Allan Karlsonn, centenaire, décide de quitter sa maison de retraite le jour-même de son anniversaire. Il s'agit pour lui d'échapper à la soirée de célébration de cet évènement, et surtout de s'éloigner de l'inflexible soeur Alice et des rigueurs qu'elle lui impose en matière d'hygiène de vie.

Allan Karlsonn a conservé beaucoup d'énergie et est doté d'une bonne dose d'humour - ce qui pimente agréablement le roman. Ces qualités et son expérience de la vie lui permettront-elles de faire face aux évènements peu banals auxquels il sera confronté pendant sa cavale ?

Un extrait d'une critique du magazine ELLE évoque la ressemblance avec Arto Paasilinna pour le "vent de folie nordique qui souffle" dans ce roman. J'ai effectivement souvent songé à cet auteur en lisant ce récit, mais pas au subtil et profond Arto Paasilinna que j'avais découvert dans les excellents Le meunier hurlant et Le lièvre de Vatanen. Plutôt à celui, très fantaisiste - et moins intéressant selon moi - de La forêt des renard pendus, de La douce empoisonneuse, ou de Prisonniers du paradis.

Cette similitude de ton et de registre entre les deux auteurs serait réductrice pour caractériser cet ouvrage. Son originalité et l'agrément de lecture résident surtout dans la sucession des aventures d'Allan après son "évasion" de la maison de retraite et de celle qu'il a vécues durant sa longue vie. Ces dernières séquences sont l'occasion pour Jonas Jonasson de revisiter de manière très amusante des faits marquants de l'Histoire du XXe siècle en y mélangeant réalité (guerre civile espagnole, Révolution en Chine, guerre froide...) et fiction (rôle d'Allan dans ces évènements, le drolissime Herbert E...).

En résumé : livre agréable qui vous distraira aussi si vous n'êtes pas allergique à la fantaisie, tendance loufoque.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle, Jonas Jonasson, Presses de la Cité, mars 2011, 454 p. - disponible en poche (7,69 €)