des_lauriers_pour_MomoLe (trop) gentil petit Momo grandit, il termine sa sixième avec tristesse : sa meilleure amie Emilie va déménager pour Nice à la rentrée prochaine. Mais une perspective s'offre à lui : intégrer un internat d'excellence, pour les bons élèves dont l'environnement social peut constituer un frein pour les études. Il hésite, est partagé, n'ayant jamais quitté sa mère, ses frères et soeurs, ne serait-ce qu'une nuit. Que va-t-il décider ? En attendant, il profite des vacances, continue d'écrire à monsieur Edouard, son ami défunt, via son journal intime, et lit les livres légués par ce vieil homme, même les plus ardus (Le roman d'un enfant de Pierre Loti).

Bon, eh bien, après un certain enthousiasme pour Momo, petit prince des Bleuets, et une déception avec Momo des Coquelicots, me voici bien dubitative après ce troisième volet. Là encore, les bons sentiments coulent à flots. Le jeune garçon est un véritable saint, il est excessivement consciencieux, sérieux, responsable, poli, attentionné, etc. C'est Superman et Jésus réunis : il résout les difficultés familiales de ses camarades, même les plus graves, obtient des prix d'excellence, est adoré de tous (profs et élèves). Heum, n'en jetez plus !... Ne va-t-il pas agacer les jeunes lecteurs à être aussi parfait ?

A prendre comme une fable gentillette. En tout cas, je n'y ai guère cru...

Pensif 11/20 - Horloge  31/10 et 01/11

Des lauriers pour Momo, Yaël Hassan, Syros, Tempo, mai 2012, 216 p.