les_vieilles

Si l'on vous dit : cheveux roses/bleus/violets, nostalgie des années enfuies et du "grand Charles", TV allumée toute la journée, perte de mémoire, paranoïa, fixette sur la santé, ennui, solitude, ragots... Cela vous évoque quoi ? Des vieilles dames, gagné ! Ce qui ne veut pas dire qu'elles ont toutes ces dénominateurs communs "dans la vraie vie", mais celles de cet ouvrage si, ou presque. Avec, en prime pour certaines, un penchant avéré pour l'alcool.

L'auteur s'intéresse ainsi à quelques "mamies" se côtoyant, vivant au Trou (sic) petite ville près de Nice "pour les 365 jours de soleil par an" (quid des années bissextiles ?). On n'a pas envie de les aimer, ces vieilles acariâtres, ronchonnes, de mauvaise foi, ou neuneus...

Livre plat, dialogues bien creux, alignement effarant de poncifs et de clichés, situations grotesques. Quel est le degré d'humour, s'il y en a ? Peinture sombre de la vieillesse ou sarcasme cruel  et déprimant de l'auteur ? 

Un livre pas pour moi, je me suis trop ennuyée, surtout juste après la lecture du percutant et drôle La lamentation du prépuce...

PS : sur l'auteur en début d'ouvrage, il est dit que "ses romans ont été reconnus comme des textes singuliers et littérairement exigeants"... ah ?? Surpris 

 + Endormi + Gêné + Triste = 08/20 - 4 & 5 décembre - je n'aime pas du tout la couv (j'aurais dû me fier à mon feeling, cette fois)

Les vieilles, Pascale Gautier, Gallimard, Folio, novembre 2011, 224 p.