la_d_esse_des_petites_victoiresLu par Mr :

Au début des années 1980, Adèle vit dans une maison de retraite près de Princeton aux Etats Unis. Elle est la veuve de Kurt Gödel (1906-1978), un éminent mathématicien qui a enseigné dans cette Université. Kurt Gödel est notamment célèbre pour son "théorème d'incomplétude", pour son "hypothèse du continu", ainsi que pour ses bizarreries comportementales...

Anna est une jeune documentaliste de l'Université de Princeton aux Etats-Unis. Elle est mandatée par son responsable pour tenter de récupérer auprès d'Adèle Gödel les écrits laissés par son défunt époux et non encore diffusés.

La rencontre entre les deux femmes est l'occasion d'échanges parfois tendus, mais intéressants. Outre leurs vies personnelles et affectives, le lecteur découvre le parcours du couple Gödel pendant une période troublée par la montée du nazisme, par la seconde guerre mondiale, puis par la guerre froide. L'amitié du couple Gödel avec Albert Einstein est l'occasion de discussions pleines d'humour, même si le portrait de ce dernier est ici plus flatteur que tout ce que j'ai pu en lire ailleurs au sujet de ses rapports avec autrui, en particulier avec les femmes.

Un livre passionnant, même si j'ai survolé quelques digressions philosophiques et n'ai pas compris l'apport de Gödel pour les mathématiques. Cette dernière explication n'était d'ailleurs pas l'objet du roman, qui porte plus sur la psychologie du mathématicien et sur la place des femmes en sciences et dans la société.

L'avis enthousiaste de Canel.

La Déesse des petites victoires,  Yannick Grannec, Editions Anne Carrière, 23 août 2012, 468 p.