ibicus

Cet album est issu du roman éponyme d'Alexis Tolstoï - auteur russe à ne pas confondre avec Leon Tolstoï.

Petrograd, début 1917. La Russie est en guerre, les restrictions pèsent sur les citoyens, la révolution est en route. Siméon Nevzorof est comptable, mais les troubles sociaux vont lui permettre de devenir riche. Une voyante le lui a prédit, alors qu'importe s'il y parvient de manière malhonnête, criminelle : on n'échappe pas à son destin - la belle excuse que voilà. Sa fortune le conduira vers une vie de "débauche" : jeu, prostituées, drogue.

La variété de graphisme chez Rabaté est surprenante : ici le dessin en noir et blanc est flou (aquarelle diluée, au lavis). Rien à voir avec le trait des Petits Ruisseaux, Le ver est dans le fruit... Cela a dissuadé Mr de poursuivre au-delà de quelques pages, malgré son intérêt pour le contexte socio-historique. Si le graphisme ne m'a pas dérangée (mais pas transportée non plus), je me suis en revanche ennuyée dans une intrigue diluée, centrée sur un personnage, probablement à l'instar du roman qui l'a inspiré ? Un rendez-vous manqué, selon la formule consacrée. Mais cet ouvrage semble enchanter les amateurs de 'BD pas facile'.

Cet opus s'inscrit dans une série de quatre albums. Non merci pour la suite.

Pensif 10/20 - Horloge  2 janvier - emprunt mdtk

Ibicus, tome 1 - Rabaté (d'après Alexis Tolstoï), Vents d'Ouest, Integra, 17 juin 1998, 135 p.

Wikipedia : passionné par l'œuvre de Léon Tolstoï, Pascal Rabaté a acheté par erreur ce livre [d'Alexis Tolstoï] aux puces. Découvrant son erreur il le met de côté, sans y consacrer plus d'intérêt. Plusieurs mois après, alors qu'il n'a plus rien à lire, il se décide à ouvrir Ibicus. Il est tellement emporté par le livre qu'il décide de s'attaquer à une longue adaptation – plus de 500 pages – en bande dessinée de ce roman méconnu.