fahrenheit_451Lu par Junior :

Montag vit dans un régime totalitaire où les livres et toutes formes de connaissance jugées inutiles sont interdites. L'homme est pompier, cependant ce métier ne consiste plus éteindre des feux, mais à brûler les livres. Un soir, en rentrant chez lui, il est abordé par une jeune fille de dix-sept ans qui lui tient des propos singuliers. Montag la prend pour une folle, comme l'aurait fait n'importe quel autre de ses concitoyens. Avant qu'ils se séparent, la fille lui demande s'il est heureux. Cette question va le hanter et le faire réfléchir sur son existence et sur la société dans laquelle il vit, chose qu'il n'avait jamais faite auparavant.

J'ai beaucoup aimé. Ce livre confronte deux points de vue à propos d’une des quêtes de l'Homme (le savoir) et de son principal divertissement (l'imagination - religion comprise). Ces deux caractéristiques humaines peuvent paraître opposées (l'une objective et l'autre subjective) mais l'auteur les associe. Dans la société qu'il décrit ici, toutes deux sont considérées comme inutiles et dangereuses et ne mènent qu'au malheur. Le malheur de savoir que le monde "n'est pas là pour nous faire plaisir" et le malheur de vivre dans un monde faux où la réalité peut décevoir. La société du livre est très ordonnée, pourtant sa politique veut que l'homme, tel un animal, n'apprenne rien et n'invente rien.

Fahrenheit 451,  Ray Bradbury, Gallimard, Folio SF, octobre 2000, 224 p. (1e parution en 1953 aux Etats-Unis, en 1955 en France)