maxime_loupiotSi son père est un grand méchant loup, un vrai (ne vous fiez pas au pyjama de la couv !), Maxime Loupiot est en revanche doux comme un agneau. Doux mais têtu : il sera fleuriste, n'en déplaise à son papa. Pas question, tonne le loup : "Dans la famille on est chasseur de père en fils depuis cinquante générations". Il trouve quelques idées pour convaincre le fiston de changer de vocation, mais futé et déterminé, le loupiot a réponse à tout....

Album tout mignon, grâce aux personnages attachants et à l'intrigue, bien sûr. Un éloge de la différence, de la non-violence, de la ténacité (mais gare ! elle n'est pas si loin de l'entêtement), du droit de choisir son avenir quelles que soient les ambitions parentales... Les petits jubilent de voir les manoeuvres de papa-loup déjouées et le père en manger sa casquette de dépit...

Le graphisme bien sympathique illustre parfaitement le propos : la douceur du p'tit loup et l'humour. Le dessin est coloré et riche de petits détails amusants (les cochons sur le couette des parents, la déco et les jouets dans la chambre de Maxime).

Un seul bémol de ma part : et la maman dans tout ça ? que fait-elle ? à part dormir sur ses deux (grandes) oreilles (poilues) sous la couette ? ne peut-elle essayer d'influencer le père borné ?

Encore un chouchou des lectures du soir de 2000 à 2005.

Dès trois ans.

Maxime Loupiot, Marie-Odile Judes & Martine Bourre, Père Castor, Flammarion, juillet 2000.

Challenge de Herisson, je [re] lis des albums [de nos petits devenus grands] - 1e

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