bidochon3Qui n'a jamais connu les joies de la promiscuité : en cité U, en HLM, dans un immeuble mal insonorisé. Vous n'ignorez rien des scènes de ménages, des engueulades sur les sales gosses, des ébats torrides de vos voisins, de leurs passages aux  toilettes. Il y a les gens corrects (soi-même, forcément) qui sont discrets, et puis les autres, ces goujats, qui marchent avec des talons, bricolent le dimanche, font la bringue après 22h. Et les odeurs de cuisine... Alors on se venge comme on peut, on ne lésine pas sur les mesquineries.

Bon, si Robert aime s'attarder devant la porte n° 8 pour profiter des cris d'extase d'une dame comblée, globalement, ça l'énerve, le pépère. Le summum, c'est ceux qui le narguent en faisant construire "un pavillon à la campagne" - préfabriqué, avec un jardin à regarder à la loupe, et à quelques rues de là, mais qu'importe, ça va être le nirvana, ils le sentent. En tout cas, ça ne pourra pas être pire, malgré les bruits de tondeuses, les chiens, la voie ferrée ou le périph' à proximité..

Encore une fois, on s'y reconnaît : qui n'a jamais pesté contre ses voisins et eu des envies de meurtre à leur encontre, hein !? C'est plutôt moins caricatural que d'habitude et moins graveleux que les premiers tomes et les Kador. Et Raymonde est relativement effacée derrière son Robert ronchon, mais méfiez-vous de l'eau qui dort... 

Horloge 24 mars -  déjà lu en 1989 - sorti de mes 'archives'

Les Bidochon, t. 3 : En habitation à loyer modéré - Christian Binet, J'ai LU, BD, 1988, 126 p. (1e publication en album en 1982).

Lu en format poche, mini-prix, mini-place, mais c'est quand même moins ergonomique.