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 L'avis de Canel :

Quand Robert parle de (et à) sa Raymonde, il est romantique, respectueux, admiratif - plein d'amour, quoi. Vous en doutez ? Gagné ! Allez, on va dire que c'est un grand pudique, à qui l'on a appris qu'un homme, c'était fort, dur, que ça râlait, s'imposait, exigeait, mais ne devait surtout pas exprimer de sentiments tendres… En clair, c'est un mufle et un gros con, n'ayons pas peur des mots, mauvaise pioche pour Raymonde.

Mal rasé, en marcel et béret, le mégot au bec (et probablement crado et puant), Robert reproche notamment à sa femme son manque d'élégance. Et même quand elle déploie des efforts de séduction surprise avec des dessous affriolants, le bonhomme n'est pas coopératif : "On n'est pas samedi". Eh oui, quoi, il n'est pas prêt : "Alors, d'après toi, pourquoi les gens se fixent un jour ? POUR SE PRÉPARER ! Une excitation, ÇA SE PRÉPARE, voilà !", explique-t-il à l'ingénue abasourdie.

Un épisode rigolo de la vie des Bidochon, mais pas mon préféré. Cela m'amuse de voir comment le lecteur peut changer d'avis sur Robert d'un album à l'autre, et sur Raymonde aussi, d'ailleurs. Ici, elle a droit à toute ma sympathie.

Horloge 24 mars - déjà lu en 1990 - sorti de mes 'archives'

 L'avis de Mr :

Voici un petit aperçu de la vie intime de Robert et de Raymonde Bidochon. Rien de vulgaire dans ces pages, même si avec cet auteur et ce couple, il ne faut pas s'attendre à des histoires à l'eau de rose, malgré les rêves de tendresse de Raymonde. Robert a de la difficulté à la comprendre et donc à la satisfaire. Il me fait en effet beaucoup penser à Homer Simpson.

Effrayant : y a-t-il un Robert en chacun de nous ? dans une moindre mesure, quand même...  

Un très bon moment de distraction.

Les Bidochon, tome 5 : Ragots intimes - Christian Binet, J'ai Lu, janvier 1999, 126 p.