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Les petits ouvrages de cette collection destinée aux six-sept ans sont de qualité, comme une grande partie du catalogue des éditions Thierry Magnier, d'ailleurs. Mais leur lecture me laisse souvent perplexe. Les sujets sont graves et douloureux, et les messages pas forcément très accessibles au public visé. Pour preuve, voici quelques uns des thèmes rencontrés au fil de ces romans : la mort d'un proche, le divorce, les violences conjugales, le chômage, l'alcoolisme, la dépression, les cruautés entre enfants, la solitude... La présentation des textes est trompeuse (une quarantaine de pages très aérées), de même que le classement à la médiathèque dans le rayon 'Je commence à lire tout seul'. Certes, les sujets évoqués peuvent concerner les jeunes lecteurs, mais ils sont traités crûment, de manière un peu trop abrupte, je trouve. Il manque peut-être l'humour et le recul rassurants des 'Max et Lili', les dessins, et l'incitation à discuter avec des adultes pendant ou après la lecture.

Ce texte fait cependant exception : il y est question plutôt "en douceur" de deuil, du pouvoir apaisant des grands-parents lorsque les parents ont du mal à faire face, du bienfait des petits rituels pour conjurer la peine et la douleur, de jalousie. Autant de points communs possibles entre le narrateur de six ans et le lecteur.

Horloge 1er avril

Citron, fraise et chocolat - Kochka, Thierry Magnier, Petite Poche, mai 2003, 47 p.

Un titre pour toi, Valérie, non ? T'emballe pas, ça n'a RIEN à voir !