le_garcon_qui_n_existait_pasGérald est du genre transparent, on ne le voit pas, on ne le reconnaît pas. Cela depuis sa plus tendre (ou rude) enfance. Même ses parents l'ont toujours ignoré, agissant comme s'il n'existait pas au point de l'oublier lors des départs en vacances et des déménagements. Après quelques amourettes insipides, Gérald, trentenaire devenu employé de banque, aimerait séduire une de ses collègues, la douce et jolie Victoire. Son idée pour y parvenir : accomplir un exploit insolite, en l'occurrence la traversée de la Manche à la nage.

Un récit-fable bien creux, bien vide. Quelques tentatives d'humour qui tombent à plat, à coup de jeux de mots faciles, prévisibles et lourdauds. J'adore les losers punchy et drôles, ça existe (cf. Les lumières du Ciel, de Olivier Maulin). Celui-ci est geignard, parfaitement crétin (40 km à la nage sans entraînement), plus antipathique et pathétique que touchant. S'il arrêtait de se regarder le nombril en pleurnichant, il ferait attention aux autres, et l'intérêt serait réciproque, non ? Enfin bref...

J'ai quand même achevé ce roman "premier degré" (je n'ai pas su voir plus loin) malgré des longueurs, non par intérêt mais parce qu'il était court et facile à lire.

2--toiles.gif- Horloge 2 & 3 mai

Le garçon qui n'existait pas, Patrice Leconte, Albin Michel, mars 2013, 176 p. - couverture rebutante

Merci à Carol et aux éditions Albin Michel.