nympheas noirs

Pocket
09/2013, 493 p.

Lu par Mr :

♥♥♥♥

Une vieille femme raconte ce qu'elle voit. Elle nous fait plus part de son avis et de ses sentiments que des faits eux-mêmes. Il est donc difficile pour le lecteur de trouver qui a assassiné Jérôme Morval, notable de Giverny et collectionneur de toiles, près de la demeure de la vieille dame. Celle-ci semble pourtant beaucoup mieux informée à ce sujet que les enquêteurs.
Cette narration alterne avec des chapitres rédigés entièrement à la troisième personne.

D'autres meurtres surviennent au cours du roman, apparemment liés à celui du collectionneur. Les enquêteurs sont d'autant plus décontenancés que les multiples rapports entre ces crimes constituent autant de pistes : relations passionnelles entres des personnages, possession de toiles de Monet qui vécut dans ce village...

J'ai rapidement été captivé par ce livre, notamment grace à ses références subtiles et très instructives sur la vie et l'oeuvre de Monet, et grâce à la manière dont les enquêteurs et leur travail sont présentés. Les dialogues entre l'inspecteur Sérénac et son adjoint sont particulièrement agréables, parfois plein d'humour malgré le sérieux de leur enquête. Le dénouement du roman m'a cependant à la fois décontenancé et déçu. Malgré la fin surprenante de ce roman, mon avis à son sujet reste globalement très positif, tant j'ai pris de plaisir à lire ses 430 premières pages.

ATTENTION SPOILER A NE LIRE QU'APRES ACHEVEMENT DE LA LECTURE DU ROMANUn début d'explication de l'ensemble des faits débute à partir de la page 433 de l'éditions Pocket. Je l'ai trouvé cette explication difficile à suivre. Même si elle est très probablement cohérente, celle-ci survient dans un récit dans lequel l'auteur a utilisé des procédés narratifs qui lui ont permis de maintenir le suspense mais qui sont à mon avis trompeurs pour le lecteur. Il est vrai que le recours à trois prénoms et noms pour un même personnage peut s'expliquer. Mais attribuer la même date en tête de chapitre pour des évènements très distants, en faisant passer observateur/observé pour un même personnage me semble presque "malhonnête", je n'aime pas me sentir floué - FIN DU SPOILER. Objections de Canel (spoiler aussi) : Une vieille femme raconte ses souvenirs comme elle feuilletterait un album photo, donc l'emploi de la 3e personne pour se désigner n'est pas si surprenant, surtout si elle perd la boule quand elle repense à tout cela, il y aurait de quoi ! et les dates sont celles de sa narration, comme dans un journal intime où sont consignés des faits passés. ;-)

L'avis de Canel.

Challenge Thrillers & Polars de Liliba, 6e