je n'ai pas peur

Io non ho paura, 2003
traduit de l'italien par Myriem Bouzaher
Robert Laffont, août 2001, 255 p.

♥♥♥♥♥

Village pauvre au sud de l'Italie, été caniculaire. Petit garçon sensible et généreux, Michele avait neuf ans en 1978. Vingt ans plus tard, il raconte ces vacances entre ses jeux avec les copains et le drame dans lequel il s'est trouvé impliqué. 

Si on n'a pas lu la quatrième de couverture, on commence par s'installer confortablement dans les souvenirs du narrateur. On peut y trouver quelques échos avec ses propres 'grandes vacances' d'enfant à la même époque. Ambiance de bande de garçons, avec l'inévitable caïd un brin sadique qui décide pour les autres et distribue des gages.
Mais le récit bascule vite, le ton change, la tension monte pour le lecteur, la gorge se noue : dira, dira-pas ? sauvera ou pas ? quid des relations familiales ?

Comme dans Moi et toi, Niccolò Ammaniti excelle à happer son lecteur, à le surprendre, mais aussi à l'émouvoir avec des personnages attachants et des situations dramatiques.

Un minuscule léger bémol : la prose est parfaite, on sent la voix de l'enfant à travers celle de l'adulte. Mais de loin en loin, quelques dérapages voulus avec "l'oubli" du subjonctif. Dommage, c'est artificiel et superflu.

--- Je poursuis ma découverte de l'auteur.

Horloge 3 & 4 nov - emprunt mdtk