purgatoire

Fleuve Noir, mai 2013, 592 p.

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Stop ! Karine Giébel reprend toujours les mêmes thèmes : sadisme, masochisme, rapports de domination/soumission avec ambivalence de sentiments et sexualité du même registre. Et les mêmes ingrédients : le type d'homme, le style de femme forte-tête, la captivité, la séquestration, les prédateurs qui deviennent proies et vice-versa. Je commence à connaître, j'ai lu tous ses romans et nouvelles, et je me demande pourquoi.

Bref, non seulement elle nous sert toujours la même chose, mais elle surenchérit dans le sordide, la cruauté infinie, la violence morale et physique, la perversité.

J'abandonne cet ouvrage (350 pages lues sur 600), de plus en plus nauséeuse, ayant l'impression de regarder un snuff movie pédophile.
Les tortures sur enfants, les têtes et membres explosés, les violences inouïes dont les victimes réchappent de manière abracadabrante - hélas pour elles car leur agonie sera lente et abominable pour que la jouissance du tortionnaire soit encore plus intense qu'intense.

D'accord pour supporter cela d'un demi-oeil et de profil et en se "blindant", mais si cela sert de prétexte à des réflexions (cf. 'La Bête' de Roslund et Hellström).
Ici, je ne vois rien d'autre que la perception tourmentée (euphémisme) et de plus en plus insoutenable de l'auteur sur les rapports de force entre êtres humains, poussés à l'extrême.

Horloge 9 & 10 novembre - emprunt mdtk