oh

 

Ph D

Gallimard, Blanche, août 2012, 242 p.

♥♥♥

Oh... - ...hO
Les relations de Michèle avec autrui sont tout en ambivalence, des "duos détraqués" (p. 205).
Elle est "si forte et si faible" (p. 236). Tantôt dure, impitoyable, méchante, tantôt étonnamment douce et compréhensive. Avec sa mère cougar, avec son amant (l'époux de sa meilleure amie), avec son fils, avec son ex-mari, avec un voisin, avec son agresseur. La seule personne qu'elle déteste sans réserves est son père, psychopathe meurtrier qui a bousillé sa jeunesse.

Premier roman de Djian que je lis, une découverte agréable, je m'attendais à un style abscons. Suivre cette femme si complexe et ses tourments s'est révélé aussi déroutant qu'intéressant. On commence par la condamner, puis on comprend que ses blessures aient pu la blinder à ce point et on peut même se reconnaître dans certains de ses désarrois, de ses comportements extrêmes et dans ses paradoxes.

Lolokili trouve que "L’histoire d’ ’’Oh...’’ s’apparente à l’inexorable descente d’un rapide, de plus en plus tumultueux et parsemé d’écueils"... Je souscris totalement à cette image.

Merci Laurence pour l'idée, j'avais bêtement classé cet auteur dans mes "indésirables".

Horloge 4 au 6/12 - emprunt mdtk

Superbe texte de Djian, chanté par Stéphane Eicher - interprétation en duo ici.
Notons le plaisir ému d'Antoine de Caunes