marguerite

L'École des Loisirs, Théâtre
mars 2002, 79 p.

♥♥♥♥♥

La famille Bourgol est probablement apparentée aux célèbres Groseille.
Madame est une mégère qui régente son monde, houspille son mari mollasson et son fils idiot, mais prend soin (heum) de sa fille Marguerite en qui elle place de grands espoirs.
L'abominable bonne femme distribue généreusement des insultes au mari, des baffes à son grand benêt de fiston, et de la bouffe en surdose, bien grasse, bien salée, bien sucrée à sa Marguerite. Elle la gave comme une oie pour un concours de type 'foire agricole'. D'ailleurs le lecteur en vient à se demander s'il est bien question d'une jeune fille et non d'une vache. Même interrogation pour "la Marie-Ange" dont le fils est amoureux.

Une pièce loufoque, facile à lire certes, mais aussi lourde et indigeste que ce que doit ingurgiter la pauvre gamine. Le texte propose néanmoins des réflexions intéressantes sur la famille, la fratrie, les paroles toxiques qui figent dans un rôle, les ambitions des parents pour leurs enfants - parfois destinées à combler leurs propres frustrations.

--- clin d'oeil plus que probable à Eugène Ionesco, avec la voisine ex-cantatrice et la mère qui perd ses cheveux ---

Mon enthousiasme sur cette collection "Théâtre" de L'École des Loisirs retombe, après trois déceptions. Je poursuis néanmoins ma découverte. 

< emprunt mdtk >