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Alter Comics, novembre 2011, 186 p.

♥♥♥♥♥

Après soixante-dix pages de blabla (il était temps), l'auteur se demande si "ce n'est pas un peu égocentrique et sans intérêt de faire de la BD".
Tel qu'elle le fait dans cet album autobiographique, si, assurément :
- égocentrique, totalement
- sans grand intérêt pour le lecteur, en effet

On tourne en rond autour des états d'âme d'une jeune femme expatriée à New-York qui espère faire carrière dans la BD. Le propos reste anecdotique : page après page, on voit Julia prendre des petits jobs dans la restauration, se griller régulièrement et se faire virer. Se trouver nulle, se goinfrer de junk-food, boire et avoir la gueule de bois.

C'est plutôt distrayant au début, l'auteur donne beaucoup dans l'auto-dérision - mais la frontière est toujours floue avec l'auto-apitoiement et la fausse modestie.
Cela peut vite lasser le lecteur, en tout cas, surtout sur deux cents pages très denses, surchargées de texte au propos creux et répétitif. Dommage que le contexte socio-politique soit juste effleuré, l'ouvrage aurait gagné à prendre une dimension moins personnelle.
Le graphisme est très simple, enfantin, les adultes ont des visages juvéniles façon 'Placid et Muzo'.

En 7 mots : girly, égocentré, anecdotique, inutilement bavard, dilué, gentillet.

Horloge 18 au 24 avril - emprunt mdtk