le livre de la vie

The Book of Life, 2011
traduit de l'américain par Bernard Cohen
Albin Michel, 2013, 275 p.

♥♥♥♥

Dénominateurs communs de ces sept histoires juives contemporaines : humour et gravité, douceur et tristesse autour de problèmes conjugaux et de relations parents/enfants adultes. 

En une trentaine de pages, Stuart Nadler parvient à faire sourire son lecteur, à l'émouvoir et à le faire réfléchir.
Malgré les trahisons et les blessures qui jalonnent ses récits, il ne tombe pas dans le manichéisme. La complexité des personnages les rend tous attachants, quoi qu'ils aient fait. Y compris ce père qui a blessé son enfant.
Les relations entre eux sont subtilement décrites. Proximité entre mères et fils, souvent. Retenue entre les hommes d'une même famille, maladroits, pudiques - leurs échanges, rares, n'en sont que plus intenses et émouvants.
Le sentiment de culpabilité est omniprésent chez ces individus. Qu'ils aient trompé une femme, négligé leurs proches, les remords et les regrets les rongent. Ils ont cru pouvoir s'affranchir d'une éducation religieuse stricte, ils en gardent au moins ce travers, le poids de leurs erreurs.

Stuart Nadler est un novelliste de talent. Une plume à la fois soignée et naturelle, des récits denses et riches, des situations et comportements qui sonnent juste, des personnages convaincants. Peut-être aurais-je plus de mal à le suivre sur des intrigues de quelques centaines de pages. 

Horloge 21-24 mai - merci aux éditions Albin Michel