quand j'aurai

Flammarion, Castor Benjamin
juin 2004, 48 p.

♥♥♥♥♥

Rosie va avoir cinq ans. Comme beaucoup d'enfants, elle rêve d'avoir un chien, une petite créature à soi, un copain à aimer, à papouiller, et qui vous rend bien cette affection. Elle se voit déjà s'en occuper, le promener, jouer avec lui. Papa-Maman lui offrent effectivement un chien pour son anniversaire, mais... Cadeau raté, Rosie est furieuse.

Histoire bien écrite, rythmée, agréable à lire, dessins attrayants grâce aux couleurs et aux frimousses du chien et de la petite fille.
L'idée principale me gêne, quand même. Laisser les petits avoir des amis imaginaires, d'accord. Que les adultes les poussent à s'en créer et entretiennent le jeu avec des enfants de plus de cinq ans, voilà qui m'interpelle, par contre. N'est-ce pas une intrusion dans leur imaginaire, une infantilisation, un encouragement à la régression ? Tout ça, pour ces parents-là, pour calmer le jeu et être peinards parce qu'ils ne peuvent pas satisfaire ce voeu de leur fille ?
Je me demande ce qu'en pensent les jeunes lecteurs. Ont-ils eux aussi l'impression qu'on cherche à duper la gamine ?

< emprunt mdtk >