malika1

téhem

Glénat, septembre 1998, 48 p.

♥♥♥♥♥

Malika vit dans la Cité des Pâquerettes, dans une banlieue dite 'défavorisée'. Lumineuse dans ce triste paysage de béton, Malika a du répondant et se marre bien avec ses deux potes, Dooley le Black bouboule, et Jeff le basketteur.

Gags en quelques vignettes sur une page, moins convenus qu'on pourrait le craindre, et même souvent subtils. Les images habituelles sur les banlieues grises sont bien là, on ne va quand même pas prétendre que Saint-Denis, ça peut être Neuilly - d'ailleurs vous avez déjà vu des cités (pardon : des résidences) s'appeler "Pâquerettes", à Neuilly ?
Mais ce trio black-blanc-beur sympathique ne ne se laisse pas décourager. Victime du système, ça a ses limites. Dynamisme, amitié et humour, ça aide bien.

Beaucoup de situations bien vues et drôles. L'éducateur plein de bonne volonté, naïf et dépassé, est particulièrement rigolo. Il trouve formidables les initiatives de la mairie pour rendre la banlieue plus fun. Intentions parfois louables des pouvoirs publics qui tombent à côté de la plaque, intentions sournoises et sadiques, souvent.

Très bon, à dévorer non stop, dès 10-12 ans. Humour, réflexion, et surtout une fraîcheur inattendue sur ce genre de sujet.
Neuf albums parus à ce jour. Le dernier date de 2008, on peut craindre que la série s'arrête là.

A ne pas confondre avec les "Maliki". 

Horloge 12 août - emprunt mdtk