la chair

Albin Michel, octobre 2014, 350 p.

l'avis de Canel

♥♥♥♥

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur l'homologue féminin du zizi. Enfin non, vous ne saurez pas tout, mais vous apprendrez beaucoup d'anecdotes. Sur la façon dont le sexe féminin est considéré dans la société, sur les tabous qui entourent cette 'chair', sur la virginité, le plaisir, l'accouchement, le viol, la pilosité, les règles, l'hygiène féminine...
On retrouve les thèmes abordés dans le recueil 'Les monologues du vagin', ce qui n'a rien d'étonnant. Mais ici, pas de témoignages. L'ouvrage ne prétend pas non plus être un manuel de sexologie, ni un ouvrage de sociologie ou d'histoire. Encore moins un livre émoustillant : il n'est ni cru ni troublant, contrairement à ce qu'annonce la quatrième de couverture. 
Il s'agit d'un exposé vaguement chronologique, un peu fourre-tout, aussi simple et agréable à lire qu'un bon roman, avec des pointes d'humour sous forme de jeux de mots subtils.
A mettre entre toutes les mains.

Horloge 30/10 au 02/11

l'avis de Mr

♥♥♥ 

Selon les époques et les civilisations, certaines caractéristiques du sexe féminin - réelles ou supposées – sont méconnues, ou louées, ou bannies… Cet ouvrage énumère diverses manières dont ce sexe a été regardé (ou caché) et traité. 

L’ouvrage est principalement construit de manière chronologique et révèle une véritable érudition de l’auteure sur ce sujet. Le style est agréable, avec des titres de chapitres souvent choisis avec à propos et humour. Ce livre m’a cependant souvent fait penser à un catalogue sur le thème du sexe féminin, faute d’autre fil conducteur que la chronologie et faute de thèse novatrice ou d’engagement. Les quelques pages de prologue et d'épilogue ne modifient guère cette impression.

En résumé cette lecture fut agréable et instructive mais je ne suis pas sûr qu’il m’en restera beaucoup de souvenirs. Dans le même type d’ouvrage, j’avais préféré Le bidule de Dieu (Tom Hickman) qui lui traite du sexe masculin. Celui-ci m'avait en effet semblé plus original, même si je ne partageais pas toutes les thèses de l’auteur.

Merci à Delphine et aux éditions Albin Michel.