une histoire d'hommes

Rue de Sèvres, septembre 2013, 62 p.

♥♥♥♥

En 1995, ils étaient quatre garçons dans le vent, ces Tricky Fingers. Promis à un bel avenir. Et puis des problèmes d'ego, de fille, de came ont éclaté le groupe. Sandro a fait une belle carrière solo, les autres ont continué la musique en dilettante. Frank est resté le bon copain relou et dragueur, Jibé le mec sage et classique. Et Yvan l'indécis triste qui se complaît dans sa lose : « J'ai pas envie d'être heureux. Le malheur je le connais bien, je m'y sens chez moi. »
Ils se retrouvent en 2013, invités par Sandro dans sa gigantesque baraque de star du show-biz. Souvenirs, rigolades, gentilles vacheries et confidences plus intimes.

Un album à la fois difficile et facile. Difficile à suivre avec les flash-backs - ouf, on s'y retrouve grâce aux changements de couleurs. Et trop facile parce que les thèmes abordés (retrouvailles, camaraderie, crise de la quarantaine, parents endeuillés, < attention spoil > paternité ignorée), on les a vus dix, vingt fois en mieux, dans d'autres ouvrages, BD, romans, ou films. Je suppose qu'on est censé sourire, s'attendrir, et pleurer à l'unisson de ces quatre z'amis.
Zep m'a habituée à la rigolade avec ses histoires potaches de zizis, pas à l'émotion, ça prend pas. 

Edea a l'impression d'être passée à côté. Alfie est déçue elle aussi. L'avis plus enthousiaste de Valérie.

Horloge 19 nov - emprunt mdtk