le royaumePOL, août 2014, 640 p.

- abandon -  smiley_id118873

Emmanuel Carrère a traversé des périodes très sombres. Lors d'une de ces phases dépressives, il a été chrétien, cette foi a duré trois ans. Il en témoigne ici, tout en présentant l'histoire des débuts de la chrétienté, évoquant le travail d'évangélisation mené par Luc et Paul en particulier.

J'apprécie et admire Emmanuel Carrère pour son intelligence, sa sensibilité et ses talents de conteur. La classe de neige et D'autres vies que la mienne m'ont bouleversée. L'Adversaire m'a secouée. 
Je me suis ennuyée et agacée en revanche dans ce Royaume, texte surchargé de détails. Des considérations pointues, trop précises, sur une poignée d'acteurs de l'émergence du christianisme. L'histoire des religions m'intéresse, mais quelques années de caté ne m'ont pas préparée à creuser autant la question, ne m'ont pas donné envie d'en savoir autant ou pas de cette façon, avec ce souci du détail de spécialiste.
Emmanuel Carrère est excessivement nombriliste, il a l'honnêteté de le dire, ce qui le rend aussi touchant qu'agaçant, et semble l'autoriser, hélas, à y aller à la louche ici.
J'ai donc tourné en rond autour d'Emmanuel et de Luc dans ce pavé qui m'a davantage fait penser à un recueil de notes d'historien qu'à un ouvrage destiné à être publié.

Une lecture bien fastidieuse que j'ai finalement abandonnée cent cinquante pages avant la fin.

Une déception aussi pour Gambadou. Presque un coup de coeur en revanche pour Sylire.

Je remercie Oliver et Price Minister pour ce partenariat.

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